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change quoteltPROSPECTIVES, INTERNET ET LE BAZAR

Il n’est jamais facile d’entrevoir le futur tel qu’il sera, par contre il est aisé de l’imaginer tel qu’il pourrait être. Sachant que la vérité sera sûrement à mi-chemin, il vaut la peine d’essayer. Mais tel l’effet papillon, il suffit d’un petit changement dans notre monde pour que tout soit remis en cause. Il s’agit de savoir rester humbles.


Internet chamboule tout ce commerce !


Depuis la création au début des années 1990 du world wide web, le réseau mondial a crû à une vitesse exponentielle et a modifié de fond en comble la manière de travailler dans presque tous les métiers. Dans la majeure partie des cas, l’augmentation s’est faite au niveau de la productivité, mais dans certains métiers des changement plus profonds ont eu lieu et le web n’y est pas pour rien. Pour comprendre l’influence d’internet sur le futur des entreprises il convient de comprendre à quel niveau il agit. Internet est un réseau informatique qui transporte de l’information sous forme binaire, il met en relation des utilisateurs qui s’échangent cette information. 

L’informatique et le réseau internet ont modifié la nature et le rôle de l’information en la digitalisant :

  • Digitalisation de l’information : la numérisation de l’information se caractérise par
  • une saisie unique, si possible selon des standards uniformes décidés internationalement.
  • un stockage efficace dans des bases de données relationnelles normalisées.
  • une multiplication à l’identique gratuite, sauf la valeur du support physique.
  • une accessibilité permanente sur le réseau ou sur des supports de sauvegarde en ligne.
  • une transparence totale, permanente et mondiale de certains critères standardisés.
  • un archivage complet dans un volume physique minimal et une indexation maximale.
  • une actualisation immédiate, sans obsolescence (ou très lente) du support physique.
  • une valorisation de l’information par des critères informatifs supplémentaires.
  • une grande volatilité de l’information qui peut voyager instantanément à travers la planète.

Cette information digitale, a induit de nouveaux comportements de la part des utilisateurs, consommateurs, renforcés par l’arrivée des médias sociaux.

  • Nouveaux comportements : Les nouvelles utilisation de l’information digitalisée sont :
  • la collaboration pour créer et développer des « choses » : logiciel libres, encyclopédies libres, bases de données d’images, sons, dessins, etc.
  • le partage d’informations privées et publiques, d’expertise, d’idées.
  • la mise en commun de ressources, stockage, calcul : Seti@home, etc..
  • le regroupement en communuauté d’intérêt, économique, politique, comportements « massifs »
  • la comparaison de toutes sortes de choses sur la base de divers critères, listes, classements

La digitalisation de l’information concernant des biens et services va avoir sur leur commerce une influence déterminante dépendant de divers facteurs.

Le graphique ci-dessous se veut une représentation de l’évolution entamée et à venir du commerce de divers biens et services sur la base de deux critères particuliers qui sont la matérialité/l’immatérialité du bien ou du service et le type d’achat qui en est fait.

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Les 4 groupes génériques qui y sont définis ont des propriétés particulières qui permet ce regroupement.


Le premier groupe dénommé Produits immatériels : sont les produits constitués d’information pure qui auparavant étaient vendus dans des magasins réels sur des supports physiques d’abord sous forme analogique puis sous forme digitale.

Les diverse industries de ce segment ont toutes vues leurs produits commencer par se dématérialiser puis leurs ventes se transférer progressivement vers les magasins en ligne.

  • Industrie du logiciel informatique et du jeu électronique : sans parler des aspects de piratage, l’arrivée sur le marché des concepts de logiciels libres a conduit à un business pratiquement uniquement online et quasiment gratuit pour la plupart des logiciels destinés au grand public. Les logiciels d’entreprises s’orientant toujours plus vers des solutions open source. Le marché de 300 milliards de $ a une croissance dorénavant linéaire de l’ordre de 5 à 8% par an sur dans un domaine où le développement du hardware ralentit et donc l’innovation est moindre. Le monde du jeu vidéo connaît une crise, il s’agit d’un marché ou l’offre est très abondante et où il est difficile de se différencier. La consommation de logiciel (jeu ou bureautique) devient de plus en plus « online » et les supports matériels disparaissent. Probablement que l’offre de consoles et HomePC convergera vers les smartsTV, smartPADs et smartPhones qui serviront de support à tous les joueurs/utilisateurs occasionnels.     Il est fort probable que ces marché soient arrivés à maturité et leurs taux de croissance ne sont plus exponentiels mais linéaires.
  • Industries multimédiales : musique, photographie, télévision, cinéma, livre et  encyclopédies : Pour la musique et le livre, le saut est fait et l’on peut dire que le téléchargement à la demande, pour l’instant avec encore une possibilité de stockage (sensation de propriété) prend une ampleur indiscutable avec à la clé un marché qui commence à stagner, voire diminuer au niveau de la distribution physique et qui s’envole pour les magasins en ligne tels qu’iTunes. Il est fort probable que dès l’arrivée de systèmes plus confortables l’on assiste au même phénomène pour la vidéo à la demande(TV et Cinéma). La photographie s’y incluant uniquement pour la photo « privée ». La photo professionnelle nécessitant un support d’une qualité supérieure que les écrans actuels ne rendent pas encore. Pour les encyclopédies et le publications scientifiques, le saut fut presque immédiat, probablement au vu du coût et surtout du volume, et des initiatives comme Wikipédia ont quasiment tué le business des encyclopédistes originaux qui n’ont pas pu lutter contre la gratuité et n’éditeront plus de versions imprimées ou alors des « collectors ». Au niveau du livre, le confort de lecture étant l’élément déterminant, il a fallu attendre l’arrivée des vraies liseuses à encre électronique, avec meilleur contraste et utilisation agréable pour voir le marché prendre son essor. L’on prédit depuis longtemps la fin du marché du livre et il serait présomptueux d’affirmer que les liseuses la précipiteront, mais il faut admettre que la direction est prise. Reste à voir si les livres thématiques où l’illustration joue un grand rôle, seront remplacés par des sites internet, des applications sur tablettes, ou des documentaires vidéos. Il reste fort probable de voir diminuer le nombre des librairies. Aux USA, 20% des livres vendus sont déjà numériques.
  • Industries de l’information écrite, parlée ou télévisée : Les opérateurs de presse, de radio et de télévision ont pour l’instant joué sur une présence de support sur le net afin de ne pas perdre de part de marché. La gratuité s’est avérée un problème et divers éditeurs ont décidé de rendre leur contenu payant. Les agrégateurs du type moteurs de recherche qui fournissent un panel des news consultables gratuitement sont devenus la porte d’entrée qui affiche la pub et rapporte. En parallèle de nouveaux sites d’informations plus pointus et uniquement accessible en ligne font leur apparition, et grâce à des coûts de production inférieurs sont une rude concurrence pour leurs ainés. Si la presse quotidienne survit c’est surtout grâce aux gratuits, mais dès que les accès Wifi seront de meilleurs qualités, il est fort probable que les versions online des quotidiens, surtout les gratuits, disponibles sur liseuses, tablettes et smartphones prennent un envol qui ne pourra plus être stoppé. Dans les premières catégories les victimes furent rares. Ces industries étaient récentes car nées avec le PC domestique, mais l’on compte plus de victimes dans le multimédia, vidéo-clubs, disquaires, libraires, encyclopédies, et dans l’information des mouvements de fond se font sentir.  A priori ces industries ont leur avenir en ligne, ne serait-ce qu’en raison des coûts de production et de diffusion. La prochaine génération n’aura plus besoin d’avoir le média physique en main et l’on verra alors poindre une nouvelle industrie de packaging de ces contenus, qui s’apparentera plus à de l’artisanat et proposera probablement des « collectors »  en édition limitée avec divers suppléments prêts-à-l’emploi à des tarifs nettement plus élevés.  

Le second groupe nommé Services intangibles : comprend les services qui « échappent au toucher », donc qui n’affectent que l’esprit. En général ces services sont fournis par un ou des spécialistes sous diverses formes. Il peut s’agir de cours, de formations, de conseils, de consultation, de diagnostics, de coaching, etc. et l’on a besoin de la présence du spécialiste afin que puisse s’exercer une boucle de rétro-action. Internet permet de modifier une partie de ces paramètres et le développement est en train de s’accentuer. L’on va assister à des changements fondamentaux au niveau de la présence physique, du type de rétro-action, voir même à une forme d’automatisation et de robotisation.

  • Industrie de la formation : ce phénomène sera évoqué dans la section science, mais l’apparition de cours sur YouTube, de MOOCs (Cours En ligne Massifs et Ouverts), de videos de cours augmentées par des contenus didactiques vont complètement révolutionner le monde de l’enseignement et de la formation. S’il est trop tôt pour dire quelle sera la direction finale, il est certain que de plus en plus de choses se feront par internet.
  • Industrie du conseil, du coaching personnel : les consultations pourront de plus en plus souvent se dérouler par vidéoconférence grâce à une meilleure qualité de l’image. L’adjonction de quelques capteurs simples permettraient même d’y ajouter des notions objectives (émotions,peurs, température, etc.). Pour ce qui est du consulting d’entreprise, il en va de même car l’analyse de documents peut se faire simultanément en ligne avec vidéoconférence parallèle.La rencontre physique deviendra nettement plus rare de même que les voyages à ce titre.
  • Industrie diagnostique : que l’on parle du domaine médical ou d’un autre, ce travail pourra très facilement être réalisé à distance à la condition de disposer de capteurs en nombre et en qualité suffisantes pour obtenir des données permettant de porter un jugement objectif. Pour la médecine, les capteurs de température, pouls, tension, et bientôt de nombreux autres pourront être reliés au patient et grâce à un logiciel d’aide au diagnostic, le spécialiste pourra faire part de son avis. À terme il est même envisageable de robotiser l’opération pour les cas bénins.  Pour la maintenance de type facility, la chose existe déjà depuis de nombreuses années.
  • Les industries de l’intermédiation ou de la gestion de réputations : sont nouvelles car nées de l’internet et des places de marché vitruelles. Elles ont un avenir radieux surtout pour celles qui réussissent à utiliser les clients comme « testeurs ». Le problème à résoudre sera celui de la crédibilité et donc de la transparence des commentaires qui apparaissent sur les sites. Sans garantie d’impartialité, ces sites sont destinés à une mort certaine. Leurs précurseurs qu’étaient les guides du type Gault et Millau ou les revues spécialisées devront chercher de nouvelles voies.
  • Les industries d’analyse et/ou de certification sont le remède aux défauts annoncés ci-dessus, et les sites qui permettront de donner des classements multi-critères sur des service ou des produits ont un avenir de rêve, car ils seront le sésame de l’accès au client. Si de surcroît ils collaborent avec les sites de paiement en ligne, ils auront le gage de sérieux qui les rendra indispensable. Il sera toutefois difficile de les imaginer en entreprises avec un but lucratif à moins qu’ils ne réussissent à démontrer leur indépendance.
  • Il convient d’ajouter encore dans ce groupe, les « social medias » de toutes sortes, en passant par les sites P2P, les réseaux sociaux, clubs de rencontres, etc. Dont l’importance ne cesse de grandir et dont l’influence sur toute l’activité commerciale sur internet sera probablement déterminante dans le futur. Les sites de couponning du type groupon ont eu une expansion hyper-rapide avant de voir les limites de leur business model.

Le troisième groupe nommé services tangibles : comprend les produits et service qui sont immatériels dans leur formulation mais qui débouchent sur un service concret matériel perceptible. L’on peut les répartir en plusieurs groupes, mais en fin de compte le prestataire rend toujours un service physiquement mesurable, à la différence du groupe précédent. De surcroît le service doit être physiquement exécuté et ne saurait être remplacé par un avatar virtuel, par contre c’est au niveau de la qualité du service que l’information et sa circulation prend de la valeur.

  • Les industries du soin à la personne : médicales ou simplement de confort. L’on y retrouve toutes les activités destinées à augmenter ou à maintenir le bien-être physique, du coiffeur au masseur en passant par l’infirmière et le médecin. En aucun cas l’activité ne saurait être digitalisée, mais elle peut être soutenue par de l’information et surtout la qualité des soins peut être qualifiée subjectivement, parfois objectivement (taux de mortalité d’un hôpital). La gestion de la réputation peut se faire par réseaux sociaux.
  • Industrie financière : banques et assurances, n’ont aujourd’hui pratiquement plus de guichets, si ce n’est pour des opérations particulières nécessitant une signature vérifiée.Il existe déjà des banques complètement en ligne ne disposant pas de guichets, ni de coffres physiques et cette évolution va se prolonger pour des raisons évidentes de coûts. Les centres d’appels nationaux permettent de trier les clients selon leurs besoins et de leur proposer le soutien approprié, il ne reste aucune raison objective, si ce n’est l’aspect confiance, qui justifie la présence d’un conseiller réel présent physiquement.
  • Industries de la réparation et de la manutention : des domaines sont encore en phase de développement, mais une fois de plus les entreprises qui se livrent à ces travaux vont vivre de la qualité de leurs prestations et surtout de leur réputation en ligne dès le moment où le client cherchera un prestataire. Les commentaires des clients existants, doublés d’éventuels classements au travers d’indicateurs de performance seront des critères de choix.
  • Industries des transports et de la logistique : dès que les monopoles étatiques ont été levés, chaque régie nationale s’est développée hors de ses frontières et aujourd’hui quelques opérateurs extrêmement performants fonctionnent à l’échelle planétaire en s’appuyant sur une logistique informatisée à l’extrême.
  • L’industrie du voyage a été l’une des premières à se trouver confrontée aux réseaux et à la transparence totale des tarifs. Ces phénomènes ont donné naissance au low-cost, au yield management et ont définitivement permis de démocratiser le voyage en avion notamment et l’explosion qui s’en est suivie.     La billetterie en ligne pour les concerts les performances sportives et les expositions relève de la même logique et toutes deux n’ont besoin que de réputation positive pour se développer.
  • L’industrie hôtelière fut la suivante à se confronter à la transparence nécessaire pour la réservation en ligne, avec tous les gains de productivité liés. Malheureusement l’atomicité des acteurs de cette branche a permis à des requins de grossir de l’autre côté et un rééquilibrage sera nécessaire pour sa survie. Les taux de commissions atteignent 20% pour un travail faible. Les hôtels sont aujourd’hui dépendants de certains sites, en situation de quasi-monopole et le législateur va devoir intervenir.
  • La restauration : en particulier la partie touristique et gastronomique est la prochaine victime des sites dits de recommandations. Les guide du type Gault et Millau ou Michelin ont été supplantés par des sites dits de social networking où chacun peut commenter un restaurant, un hôtel ou encore une activité touristique. Malheureusement sans transparence, c’est la porte ouverte à toutes sortes d’opérations de concurrence déloyale et à nouveau le législateur sera forcé d’intervenir.
  • La location de logement : fût l’un des premiers domaines à s’ouvrir à la transparence du marché et les plateforme de recherche sont nombreuse et permettent des comparaisons très fines de « produits » pas toujours très comparables, mais font le marché. À terme les annonces dans les journaux sont appelées à disparaître sauf pour des objets particuliers.

Le quatrième et dernier groupe d’activités mentionné regroupe les Produits et flux matériels, c’est-à-dire presque tout le reste. Plus tard on fera la distinction entre le vrac et l’emballé, mais à ce stade elle est inutile. Ce groupe comprend tous les articles matériellement livrables sous une forme normale à l’unité ou sous la forme d’un flux du type énergétique.

  • Les articles normaux à l’unité en vrac ou emballés, qu’ils soient food ou non-food, matériaux, pièces détachées, accessoires ou biens d’équipement sont aujourd’hui en vente sur le net. Le coût de livraison qui était problématique au départ est en voie d’être résolu par des intermédiaires performants, voir ci-dessus. Le marché se développe régulièrement, notamment du fait d’opérateurs présents sur les deux marchés, réels et en ligne. Au niveau B2B, B2G, le marché est déjà très développé. Les places de marchés électroniques B2B ou B2G (gov) sur lesquelles se rencontrent acheteurs et vendeurs comme à la bourse. Le plus grand opérateur est à ce jour Alibaba.com, un site chinois qui offre ce service. Les deux parties ont un intérêt à coopérer car ils augmentent leurs chances de se rencontrer en passant par cette plateforme. De plus en plus d’appel d’offres pour des grands volumes se font sous cette forme et le pouvoir est du côté de l’acheteur qui publie ses besoins avec spécifications et attend que la concurrence fasse son oeuvre. Dans les places de marché du type C2C ou B2C, telles qu’Ebay, Ricardo, Homegate, les logiciels mettent en relation les utilisateurs sans réelle comparaison objective autre que divers types de critères de tri  : modèle, taille, prix, lieu,etc.  Certains sites grâce aux enchères s’approchent d’un prix d’équilibre.
  • Les articles spéciaux : gros biens d’équipement, maisons, voitures disposent de plateformes de comparaison permettant  aux clients d’appréhender le marché. L’aspect géographique reste néanmoins très important et empêche une pression trop forte sur le prix.
  • Les flux de type énergie ou téléphone, télévision, électricité, eau, gaz, etc. : les opérateurs de téléphonie disposent encore de magasins réels car un grand nombre de clients seraient incapables de s’en sortir seuls, mais la pression sur les marges et les temps d’attentes dans ces échoppes vont conduire des opérateurs en ligne à proposer exactement les mêmes produits à des tarifs nettement inférieurs. Dès que l’obsolescence technique se calmera un peu, le renouvellement des appareils ralentira et par voie de fait la nécessité de se rendre en magasin. En ce qui concerne les services multimédia fournis par ces opérateurs le problème est le même. Le passage au virtuel se fera avec l’évolution de la clientèle. En ce qui concerne les services dit industriels, avec le passage aux compteurs individuels reliés à l’internet, les services d’abonnement vont bientôt prendre le même chemin que pour les premiers. Et à la fin l’interconnexion des réseaux permettra aussi ici de choisir son fournisseur puisqu’il en sera plus propriétaire des chemins d’accès.
  • Les articles uniques : du type œuvres artistiques ou modèles très personnalisés au niveau de l’artisanat haut de gamme. Ce domaine restera probablement l’un des rares à n’être que faiblement touché par la digitalisation et la vente en ligne. Dans ces cas de figure les acheteurs souhaitent souvent être en relation avec le producteur-vendeur. Par contre une salle des ventes virtuelle pour ce type d’œuvre pourrait être envisagée. L’aspect réputation et certification sera essentiel.

Dans ce dernier groupe, qui comprend le commerce de détail traditionnel, l’on assiste depuis quelques années à une lutte entre les opérateurs pour éviter que les ventes en lignes ne décollent, car elles pourraient tirer les marges vers zéro et les intérêts en jeu sont énormes.  L’une des premières caractéristique d’une base de données est la possibilité de créer des listes, donc de trier et classer des données selon un choix, des critères particuliers. Raisons pour laquelle des produits très similaires qu’ils soient réels ou services peuvent être comparés assez facilement pour peu que l’on dispose de critères discriminants le permettant.

  • Industries offrant des produits « identiques », immatériels ou matériels : Que ce soit de l’assurance, du billet d’avion, du CD ou du DVD, un téléviseur ou un ordinateur et maintenant même du gros électroménager. Ces produits ont une caractéristique précise : l’identicité et donc la possibilité d’effectuer des comparaisons automatisées rapides et simples. C’est le cas pour l’assurance maladie de base standardisée en Suisse, pour des livres, des CDs et des DVDs, des composants pour PCs, des câbles et tous les autres articles normalisés dont le prix dépend de grandes séries. Dans ces marchés des comparateursdu type comparis.ch ou toppreise.ch ont beau jeu de proposer les meilleurs offres du premier coup. La partie est en cours et les fabricants et distributeurs dans divers domaines voient leurs marges tendre vers zéro, selon un mélange de concurrence parfaite et d’équilibre de Nash. L’expérience montre toutefois que sur ce type de marché ne vont survivre que quelques géants qui vont se retrouver rapidement dans des situations de quasi monopole. Les parts de marché d’Amazon, EasyJet, iTunes, Google sont menaçantes et leurs adversaires « brick and mortar » vont devoir les attaquer de front s’ils veulent seulement obtenir le droit de rester dans la course. Zalando, nouvel arrivant sur le marché, démontre que l’on peut faire la même chose avec des articles de mode, qui jusque là ne présentaient pas ces critères d’identicité. Ce sont les marques qui ont contribué à soutenir de phénomène en créant de plus en plus de modèles mondiaux : Levi’s 501, Cartier Tank, Sac Vuitton Speedy, etc. C’est de ce genre d’initiative que le commerce de détail traditionnel a le plus à craindre.
  • Industries offrant des produits « différenciables« , immatériels ou matériels : Dès l’instant où le producteur du produit réussit à le différencier en plusieurs déclinaisons diverses la comparaison devient plus ardue et les comparateurs ne peuvent plus faire que des classements en laissant à l’utilisateur le soin de procéder au choix final. Les assureurs, opérateurs de téléphonie mobile, compagnies aériennes et mêmes fabricants d’appareils multimédia ont bien compris que s’ils ne différenciaient pas leurs offres, leurs marges s’effondreraient. Dans certains domaines, l’évolution technologique est tellement rapide qu’une comparaison ne peut se faire qu’en passant par des tests benchmarks compliqués impliquant encore une tierce partie (voir plus loin).

Au niveau du consommateur l’intérêt est de pousser à la transparence multi-critères des produits, donc à un maximum de standardisation, de manière à pouvoir facilement comparer les offres. En parallèle des entités commerciales ou à buts non-lucratifs proposeront de plus en plus de comparaisons de produits avec des classements selon des critères particuliers spécifiques. Les premières applications pour smartphones permettant de comparer les prix des articles au magasin avec un panel sur la base d’un code-barres scanné par le téléphone arrivent. 

La transparence totale arrive et les industriels vont répliquer par des emballages différents (poids, couleur, taille, forme,etc.), des qualités différentes (avec/sans/+/etc.), voire même carrément des marques différentes pour des produits identiques. Les distributeurs ne pouvant se permettre de présenter autant de références en magasin, le marché va s’opacifier et de nouveaux opérateurs devront intervenir pour permettre des comparaisons satisfaisantes, il est même probable que l’État doive intervenir à la demande des citoyens en édictant un minimum de normes de base pour certains produits et l’on en reviendra à la comparaison au litre ou au kilo et à l’étiquetage obligatoire sur le produit que les commerçants ont réussi à faire abolir ces dernières années sous des prétextes absolument fallacieux.
Il est clair que le problème du piratage et des faux est une embûche supplémentaire, mais il n’y pas vraiment lieu de l’aborder à ce stade.

Les temps sont encore loin où le shopping sur internet supplantera le commerce traditionnel, mais il a déjà mis en danger de nombreuses entreprises dans des secteurs pointus et le secteur traditionnel suivra par la force des choses. Le showrooming est devenu la plaie des magasins traditionnels avec des clients qui viennent se faire conseiller et tester les produits dans les magasins réels et les achètent au meilleur prix sur le net par la suite. Le secret du succès résidera probablement dans des solutions mixtes comme celles d’Apple avec ses Applestores dans lesquels le conseil est essentiel et se veut un soutien actif du magasin en ligne.


Conclusions et grande tendances pour le commerce et certains services

  1. Immatériel tu es et en ligne tu iras !     : Tous les « objets » qui peuvent être dématérialisés, n’auront plus aucune raison d’exister sous une forme physique car leur disponibilité immédiate sur tous types de supports électroniques sera garantie en tous temps par le réseau omniprésent géographiquement et temporellement.  La notion de propriété de ce type d’articles disparaîtra (sauf pour des collectors packagés) au profit d’abonnements permettant d’en profiter. L’identicité de ces produits fait que la marge des opérateurs tendra vers zéro et ce sont les services annexes et le type d’abonnements qui leur permettront de se différencier, mais il reste fort probable que ce service devienne universel et d’un format proche du service public, lié à un droit humain d’accès à la culture.
  2. Marque ou recommandable tu seras !: Pour de nombreux services, l’aspect réputation du prestataire est fondamental. Pour les grandes entreprises mondialisée, la marque sera l’élément de réputation à promouvoir et à défendre car de la valeur de celle-ci dépendra le choix des clients. L’uniformisation, la standardisation, le benchmarking, le zéro default, la gestion des risques seront les maîtres mots. Car plus la marque sera connue, moins le client sera enclin à pardonner la moindre erreur et les réseaux sociaux prêts à relayer le plus petit cancan. Pour les petites entreprises locales, le seul moyen de rivaliser avec les plus grandes et de leur faire concurrence est de profiter des sites de recommandations qui finiront par se regrouper en 2 ou 3 sites liés à des communautés spécifiques. Ces sites devront encore trouver des solutions pour éliminer les fausses recommandations et critiques, et probablement que la transparence sera bientôt de mise. Les PME qui ne feront pas ce travail de gestion de leur présence et de leur réputation sur les sites de recommandation ou sur les réseaux sociaux n’ont aucun avenir et disparaîtront du marché.
  3. Différent mais comparable tu te présenteras ! : Comme indiqué plus haut l’identicité est le facteur le plus dangereux pour le commerce en ligne, car il autorise une comparaison froide et automatique sur le seul critère du prix donc avec une marge qui tend vers zéro après très peu de temps du fait de la transparence de l’information sur internet. Les bons commerçants seront comme par le passé, ceux qui seront capable de proposer des produits différents de la concurrence, à des prix attractifs et dans un contexte agréable.  Pour le commerce en ligne cela signifie que les modèles proposé doivent être exclusifs, donc le prix difficilement comparable mais néanmoins compétitif sur le marché et les services annexes doivent convaincre le consommateur d’effectuer son achat en ligne en le mettant en confiance : délai de livraison très court, paiement à crédit, livraison et retour éventuel gratuit, montage compris, etc. La liste peut s’allonger indéfiniment. Pour les produits comparables, la seule chose à faire est d’avoir un prix au moins égal aux autres offres en ligne de la concurrence. Le fait de savoir que les coûts d’infrastructures sont plus hauts n’émeut pas le client.
  4. Sur un magasin tu t’appuieras ! : Apple a montré la force de sa formule avec ses Applestore et ce sera sans contexte le duo gagnant. Les commerçants qui comprendront en premier la qualité de ce modèle pourront sauver leurs têtes du massacre qui se prépare. Par contre il s’agira comme Apple de réviser complètement la notion de vente pour aller vers le conseil et donc de disposer d’une main d’œuvre formée et compétente sur le POS. Mais la remarque contraire vaut aussi. Les commerces ayant pignons sur rue auraient tort de se priver de ventes supplémentaires en ligne et surtout ils doivent absolument fournir en ligne aux clients toute l’information que ceux-ci souhaitent recevoir.
  5. Du Long Tail tu te méfieras ! : les géants du commerce de détail qu’ils soient hypermarchés physiques ou Amazon ont une force essentielle : tout sous un toit. Cette qualité incite les clients à s’y rendre les yeux fermés sachant qu’ils trouveront toujours tout. Cela sous-entend une gestion de la logistique impeccable pour ne pas les décevoir même en cas de très forte affluence. Mais l’une des conséquences qui en découle est que ce type de magasins réalise un chiffre de plus en plus important avec des parties de l’assortiment, normalement absent d’un magasin plus petit. En plus vu la spécificité de ces produits, la concurrence est faible et la marge donc intéressante. Le problème se joue plus au niveau de l’obsolescence et de la place de stockage. Amazon regroupant ses stocks de ce genre de produit peut se permettre d’avoir une disponibilité maximale pour un coût minimal, et en y adjoignant une logistique performante il devient imbattable.Les magasins « brick and mortar » doivent attaquer sur ce point avec un entrepôt central et des services de livraison rapides.
  6. Tes collaborateurs tu soigneras ! : Un magasin en ligne se présente par sa vitrine en ligne et elle est en principe toujours impeccable, comme les photos des articles, les informations techniques, les manuels, etc. car le tout est préparé en back-office hors du stress du POS par des spécialistes de leurs domaines. Dans un véritable magasin réel le seul moyen d’arriver à concurrencer un web-shop bien fait est de disposer d’un staff extraordinaire, motivé et compétent, donc en principe aussi bien formé, rémunéré et suivi. Cela ne peut se faire qu’à la condition de créer un cercle vertueux où la productivité augmente nettement du fait d’un groupe très performant et stable. La rotation du staff étant l’un des plus grands facteurs de baisse de qualité dans la vente et la gestion d’un magasin. La remarque reste valable pour un shop en ligne car il peut aussi être mal entretenu et moche.
  7. Tes clients tu suivras ! : Chaque bon commerçant sait pertinemment que les clients adorent qu’on les reconnaisse et qu’on sache devancer leurs désirs. Ce travail est fastidieux mais faisable dans le monde réel, surtout avec le soutien d’une carte-client et d’un logiciel CRM. Mais il devient absolument essentiel dans le webcommerce. L’établissement d’une relation basée sur la confiance avec le client est la clé de son compte en banque et les newsletters personnalisées sont les seules qui ne vont pas le solliciter indûment. La personnalisation des offres, la facilité de paiement grâce aux profils enregistrés et au one-click buy, sont tant d’éléments qui la favoriseront. Les offres envoyées par mail doivent être de vrais deals, car de la publicité il en reçoit assez. En acceptant de perdre de la marge sur ces deals le commerçant convainc le client de se balader dans le magasin (réel ou en ligne) et forcément d’autres achats compenseront.
  8. Mini ou Maxi tu grandiras ! : Seuls deux formats réussiront à survivre aux profondes mutations que vont subir le commerce, l’hôtellerie, la restauration et d’autres services. Les entreprises n’auront le choix que de rester à la dimension « familiale » et d’offrir une prestation très personnalisée, basée sur la qualité, les produits locaux ou un savoir-faire particulier. L’absence de croissance et l’originalité créera un marge supplémentaire qui permettra la survie. Les entreprises qui choisiront la croissance devront viser le gigantisme et presque l’hégémonie pour pouvoir bénéficier des économies d’échelle, de pouvoir d’achat, de marques fortes et profiter de l’effet long tail. Elles devront aussi compter sur une gestion des risques et de la réputation à toute épreuve, car la communication est omniprésente et instantanée.

 

 

Compléments

évolution du % utilisateurs d’internetwebusers si l’on pense que la courbe mondiale suivra probablement la courbe suisse on peut imaginer que d’ici 10 ans 80% de la population mondiale y ait accès.

évolution du marché du logiciel  software

Le cabinet IDC confirme la diminution du taux de croissance dans l’industrie du logiciel.

évolution du marché videoludique viedo

Selon le cabinet Idate, le marché devrait croître de 40 milliards € à 60 milliards € sur 5 ans soit un peu plus de 8% par an.

évolution du marché de la musique

 music

Dans un marché global qui recommencera à croître une fois les technologies stabilisées l’on voit poindre le digital en rouge. 2012 sera la première année où ses ventes dépasseront celles des supports physiques.

évolution du marché de la presse

press

l’étude annuelle de PwC Global entertainment and media outlook: 2012-2016 illustre le phénomène de passation du payant imprimé au payant online.

LES ACTEURS

stelliosStelios Haji-Ioannou, né le 14 février 1967 à Athènes (Grèce), est un entrepreneur britannique d’origine chypriote. Il a fondé le groupe easyGroup, dont fait partie la compagnie aérienne easyJet et plusieurs autres compagnies dans différents domaines. Son père est l’entrepreneur grec Loucas Haji-Ioannou, qui créa la compagnie Troodos en acquérant d’anciens tankers. C’est actuellement une des plus grandes flottes au monde. Stelios a fait ses études à la London School of Economics et à la Cass Business School (City University) de Londres. En 1992, il commence par fonder une compagnie de transport maritime, Stelmar, grâce à un prêt de son père. De retour d’une visite aux États-Unis, il crée en 1995 easyJet, inspiré par Southwest Airlines. Après le succès spectaculaire de son entreprise, il la diversifie en lui adjoignant une chaîne de cybercafés, une compagnie de cartes de crédit, de location d’automobiles, une chaîne hôtelière. En 2000, easyJet est introduit en bourse à la bourse de Londres et Stelmar est coté à la bourse de New York l’année suivante. La fortune personnelle de Stelios Haji-Ioannou est estimée a 1,29 milliard de livres sterling. Il vit entre Monaco et Athènes. Il est fait chevalier en 2006.

bezosJeffrey Preston Bezos (12 janvier 1964 – ) est le fondateur et PDG d’Amazon.com. Jeffrey Bezos a été élevé durant son enfance par un père adoptif. Diplômé de l’université de Princeton en 1986, avec un Bachelor of Arts en science, il a travaillé dans plusieurs entreprises financières de Wall Street dont D.E. Shaw & Co. Impressionné par la forte croissance du commerce en ligne il décida de fonder Amazon.com en 1994 à Seattle après avoir notamment considéré qu’il pourrait regretter plus tard de ne pas avoir participé à l’aventure internet. La société ouvrit son premier site en juillet 1995. Elle est actuellement la plus grande entreprise de vente par internet du monde avec en 2012 un chiffre d’affaires annuel de 48 milliards de $. En mars 2012 il avait une fortune personnelle de 18,4 milliards de $, ce qui faisait de lui la 15° personne la plus riche des États-Unis et la 26° plus riche du monde. Il est marié et père de 4 enfants. Il est libertarien et donateur du Think-thank libertarien Reason Foundation (en). Obsédé par le long terme il a investi 42 millions de $ dans une horloge située au Texas qui pourra donner l’heure exacte pour les dix mille prochaines années (projet www.10000yearclock.net).

w

walesWikipédia est une encyclopédie multilingue, universelle et librement diffusable. Depuis son lancement officiel par Jimmy Wales et Larry Sanger le 15 janvier 20011, elle est consultable sous forme de wiki sous le nom de domaine wikipedia.org, où elle est en grande partie modifiable par la plupart de ses lecteurs. Plusieurs autres moyens de consulter l’encyclopédie ont ensuite vu le jour, tels que des sites Web miroirs, des applications pour smartphone ou un appareil électronique dédié. Les mêmes principes fondateurs de rédaction sont partagés par les différentes versions linguistiques, mais les pratiques d’écriture sont convenues indépendamment par les internautes pour chacune d’elles. Le site wikipedia.org est devenu en quelques années l’un des plus consultés au monde. Les serveurs hébergeant le site sont financés par une fondation américaine, la Wikimedia Foundation.

DÉFINITIONS

Le yield management, expression d’origine anglaise, en français gestion fine, est un système de gestion des capacités disponibles telles des chambres en hôtellerie ou des sièges dans le transport aérien, qui a pour objectif l’optimisation du chiffre d’affaires. On l’appelle également revenue management, ou encore de manière restrictive tarification en temps réel.(wikipedia)

L’équilibre de Nash, nommé d’après John Forbes Nash, est un concept de solution dans lequel l’ensemble des choix faits par plusieurs joueurs, connaissant leurs stratégies réciproques, est devenu stable du fait qu’aucun ne peut modifier seul sa stratégie sans affaiblir sa position personnelle.(wikipedia) 

Un réseau social est un ensemble d’identités sociales, telles que des individus ou encore des organisations, reliées entre elles par des liens créés lors d’interactions sociales. Il se représente par une structure ou une forme dynamique d’un groupement social. Un réseau social représente une structure sociale dynamique se modélisant par des sommets et des arêtes. Les sommets désignent généralement des gens et/ou des organisations et sont reliés entre eux par des interactions sociales. Le terme provient de John A. Barnes en 1954. Les réseaux sociaux sur internet ont été découverts aux États-Unis en 1995, mais n’ont été connus par tous les continents qu’en 2004.

L’expression « médias sociaux » recouvre les différentes activités qui intègrent la technologie, l’interaction sociale (entre individus ou groupes d’individus), et la création de contenu. Andreas Kaplan et Michael Haenlein définissent les médias sociaux comme « un groupe d’applications en ligne qui se fondent sur la philosophie et la technologie du net et permettent la création et l’échange du contenu généré par les utilisateurs ». Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Par le biais de ces moyens de communication sociale, des individus ou des groupes d’individus qui collaborent créent ensemble du contenu Web, organisent le contenu, l’indexent, le modifient ou font des commentaires, le combinent avec des créations personnelles. Les médias sociaux utilisent beaucoup de techniques, telles que les flux RSS et autres flux de syndication Web, les blogues, les wikis, le partage de photos (Flickr), le vidéo-partage (YouTube), des podcasts, les réseaux sociaux, le bookmarking collaboratif, les mashups, les mondes virtuels, les microblogues, et plus encore.

Le commerce électronique est l’échange de biens et de services par l’intermédiaire internet. Il existe cinq types de commerce électronique : B2C, B2B, B2E, C2C, B2G.Comment se retrouver dans cette panoplie de lettre. Premièrement il y a le buiseness to consumer  (B2C) qui consiste à être le commerce d’une entreprise vers un particulier ex : Dell qui vend un ordinateur a un étudiant. Deuxièmement, il y a le buiseness to buiseness (B2B) qui consiste à être le commerce entre deux entreprises ex : la SAQ vend sur Internet à un bar des spiritueux. Troisièmement, il y a le Buiseness to employee (B2E) qui consiste à être le commerce entre une entreprise et ses employés ex : Saputo utilise sont intranet pour faire des promotions envers ses employés pour vendre des produits avec des défauts. Quatrièmement, il y a le consumer to consumer (C2C) qui est le commerce entre deux individus ex : Jean vend sur Hebdo.net sa voiture à Yvette. Cinquièmement, il y a le buiseness to goverment (B2G) qui est le commerce entre une entreprise et le gouvernement

 Le premier et le plus gros ama

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La culture c’est lui

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Différentiation de produits

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Applications de comparaison
 
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Médias sociaux
yelp
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Croissance des revenus de la publicité online pour les USA par trimestres croissance de 23% annoncée pour 2012
adver
source IAB/PWC us
Share of global internet ad expenditure (%)
Company
2007
2008
2009
2010
Google
40.3
42.5
41.9
44.1
Microsoft
7.9
4.2
4.0
4.0
Yahoo!
14.9
11.7
9.6
8.3
AOL
5.5
4.2
2.2
1.5
Facebook
0.4
0.6
1.4
3.1
Total
68.9
63.2
59.2
61.0

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